Les passionnés de loisirs créatifs se sont bousculés ce week-end à Luxembourg pour la 12e édition de l’Expo Creativ où les attendaient 70 exposants.
L’évènement, étalé sur trois jours, a fait le plein ce dimanche dans le hall 7 de Luxexpo, après un samedi après-midi un peu moins fréquenté, en raison des conditions météo.
Au programme : mille et une fournitures pour tout créer, de la laine aux tissus, du fil à broder au scrapbooking, des perles à la papeterie, et bien d’autres articles encore. De quoi concrétiser toutes ses inspirations!
Et Nicole, venue de France (Hayange) avec son mari Laurent, n’en perd pas une miette : «J’ai envie de tout acheter! J’ai eu plein de coups de cœur, mais mon budget ne va pas suivre, ça monte très vite», explique-t-elle.
Ce qui l’intéresse le plus, ce sont les Diamond Paintings – ces petits strass collés minutieusement les uns à côté des autres sur une toile pour former une œuvre – et la couture, une passion qu’elle partage avec sa fille de 31 ans, à qui elle a transmis le virus.
«Avec ma machine à coudre, ma surjeteuse et ma machine à broder, je crée des vêtements et aussi des accessoires, j’adore ça.»
Venue de France aussi (Thionville), Céline a embarqué son fils Maël, 11 ans, et sa cousine Anaïs, pour une virée shopping. «On aime toutes les deux les loisirs créatifs, moi plutôt la couture et elle le tricot et le crochet. Les prix sont corrects je trouve, et surtout, il y a énormément de choix en petite mercerie, et ça c’est rare.»
«Des activités pour nos patients»
De leur côté, Dirk et Milena, tous deux médecins dans une unité psychiatrique, ont fait le chemin depuis Trèves pour faire quelques emplettes, accompagnés de leur ami David.
«On a trouvé des formes pour mouler des petites décorations en plâtre, une activité thérapeutique qu’on compte proposer bientôt aux patients», glisse le jeune homme.
Milena, elle, en a profité pour s’offrir de jolis patrons de broderie, même si elle regrette le manque de choix : «C’est la troisième année qu’on participe et cette fois, c’est plus petit, c’est dommage. Moi, j’aime bien quand on peut voir et tester beaucoup d’associations de tissus. C’est ça qui donne des idées!»
Rebecca, mini-styliste en herbe
Pour Rebecca, neuf ans, l’idée est toute trouvée : ce sera un petit bracelet avec des breloques. La petite fille, habitante de la capitale, remplit déjà son panier, en veillant à ne pas dépasser les 5,50 euros qui lui restent d’argent de poche.

L’univers de la création de bijoux séduit. (Photo : claude lenert)
Et au cas où, sa tante Sandra, qui l’accompagne, pourra sans doute rajouter quelques pièces. C’est elle qui a offert à sa nièce sa première machine à coudre pour son anniversaire : «Elle avait testé à l’école, et depuis, on ne l’arrête plus!»
Ainsi, cette graine de styliste, adepte du crochet, s’est déjà fabriqué un joli sac à main, et a également confectionné des écharpes pour chacun de ses proches. Une famille où la fibre créative est bien présente, puisque Sandra a créé elle-même une série de cartes de vœux pour les fêtes, et que sa mère est elle-même couturière.
Le boom de la couture
Preuve que la jeune génération se réapproprie cette activité, un peu tombée aux oubliettes ces dernières décennies, qu’est la couture. De quoi rassurer Damien Schwind, de la maison du même nom, entreprise familiale belge spécialisée dans les machines à coudre et installée à Binsfeld depuis trois ans.
«Depuis la période covid, le secteur connaît un bel essor. Tout le monde s’est mis à fabriquer des masques, et beaucoup de jeunes femmes, de jeunes mamans, ont continué ensuite avec d’autres pièces. Et de manière générale, la tendance du faire soi-même est à nouveau très populaire.»

La jeune génération se réapproprie la couture ces dernières années. (Photo : claude lenert)
Sur son stand, les prix commencent à 300 euros et s’envolent jusqu’à plusieurs milliers d’euros, «5 000, 6 000, voire plus, pour une machine de rêve», lance l’expert. «Nos clientes n’ont pas de budget précis, elles veulent se faire plaisir avant tout!»
Soutenu pour ces trois jours par Samantha, démonstratrice, et son papa, Eric, qui lui a tout appris, il se dit satisfait : «C’est la première fois qu’on participe et ça s’avère une très bonne expérience.»
Une bonne façon de booster la visibilité de sa boutique, alors que le métier a aujourd’hui quasiment disparu. «On n’est plus que quelques-uns au Grand-Duché à proposer la vente, le service technique et l’entretien des machines.» Il envisage déjà de renouveler sa participation en 2027.