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2025, une année plus chaude, mais de façon «modérée»


En 2025, les températures ont été supérieures aux normales avec des hausses de 0,1 à 0,9 °C. (Photo : archives lq/fabrizio pizzolante)

Entre anomalies thermiques, pluies irrégulières et inondations intenses, 2025 confirme une année climatique contrastée, mais «plutôt favorable pour l’agriculture».

L’année 2025 s’inscrit dans la continuité des évolutions climatiques récentes observées au Grand-Duché : une hausse modérée mais généralisée des températures et une variabilité accrue des précipitations.

Les données du bulletin annuel du ministère de l’Agriculture et de MeteoLux, issues de sa station du Findel et de celles d’AgriMeteo à Asselborn, Clemency, Remich, Grevenmacher et Echternach, mettent en évidence une année alternant anomalies thermiques positives, périodes sèches et épisodes pluvieux intenses.

Une hausse thermique modérée mais générale

Sur le plan thermique, 2025 a été globalement plus chaude que la période de référence climatique 1991-2020. Des anomalies positives comprises entre 0,1 et 0,9 degré ont été enregistrées selon les stations, traduisant «une chaleur modérée» mais étendue à l’ensemble du territoire, indique le bulletin météorologique.

La majorité des mois a enregistré des températures supérieures aux normales saisonnières. Le mois de juin s’est distingué par l’anomalie positive la plus marquée, tandis que juillet a fait figure d’exception, avec des températures inférieures à la normale enregistrées dans quatre des six stations étudiées.

Un mois de septembre «record»

Les précipitations ont présenté une configuration particulièrement hétérogène. À Asselborn et au Findel, les cumuls annuels ont dépassé la moyenne climatique, tandis que Clemency et Remich ont enregistré un déficit.

Sept mois ont affiché des anomalies négatives dans l’ensemble des stations étudiées, traduisant la fréquence de périodes plus sèches, notamment en février, mars et en décembre, mois présentant «l’anomalie négative la plus marquée».

À l’inverse, le mois de septembre a concentré des précipitations exceptionnelles, «avec des valeurs record pour certaines stations».

En septembre, à Clemency, le cumul mensuel a atteint 211,6 mm, soit 146,4 mm au-dessus de la normale, établissant un record absolu depuis le début des mesures en 1907.

À Remich, avec 157,1 mm de précipitations, le total dépassait la normale de 99,9 mm et en a fait le mois de septembre le plus pluvieux jamais enregistré depuis 1949.

Enfin, à l’aéroport du Findel, le cumul mensuel a atteint 265,1 mm, battant un record pour un mois de septembre, mais représentant aussi la plus forte somme mensuelle jamais enregistrée sur le site depuis 1947.

Des inondations de plus en plus fortes

Ces épisodes pluvieux ont eu des répercussions directes. Dès le début de l’année, des précipitations abondantes, partiellement sous forme de neige, combinées à une fonte rapide liée à une hausse soudaine des températures, ont provoqué des inondations locales de l’Alzette, la Sûre et la Moselle. Deux événements successifs ont été recensés en janvier, alors que le temps de retour de ce type d’événement était estimé à une période de deux à cinq ans.

Après une période plus sèche au printemps et en été, septembre a de nouveau été marqué par des inondations, illustrant la sensibilité accrue du territoire aux épisodes de pluies dites «torrentielles», car concentrées dans le temps.

Un impact «plutôt favorable pour l’agriculture»

Malgré ces aléas météorologiques, l’impact global sur l’agriculture a été jugé positif. L’alternance entre pluies régulières et chaleur modérée a favorisé le développement des cultures, même si les conditions n’ont pas toujours facilité les travaux dans les champs.

Les rendements des cultures fourragères et céréalières ainsi que des pommes de terre, fruits et légumes, ont été très satisfaisants. Les sols, bien alimentés en eau après l’été, ont également offert des conditions favorables aux semis d’automne.

La viticulture a bénéficié d’une année globalement favorable. Le printemps sec, suivi d’une saison équilibrée, a permis un bon développement de la vigne jusqu’aux vendanges, avec un top départ pourtant assez précoce, début septembre.

Les précipitations abondantes de septembre ont toutefois compliqué les récoltes, imposant une sélection «minutieuse» des raisins afin de préserver la qualité. Cela n’a pas empêché d’aboutir à des vendanges 2025 ayant donné de «très bons résultats», note le bulletin météorologique.

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