L’Iran menace les États-Unis d’une «riposte» si Donald Trump intervient pour soutenir les manifestants iraniens, qualifiant toute ingérence de «ligne rouge».
Une partie de l’Iran est en proie à une contestation, partie le dimanche 28 décembre de Téhéran et initialement liée à la vie chère, qui s’est depuis élargie à des revendications politiques. Selon les médias locaux, des affrontements localisés entre manifestants et forces de l’ordre ont fait six morts jeudi dans l’ouest du pays.
La colère touche ou a touché à des degrés divers au moins 15 villes, essentiellement de taille moyenne et situées dans l’Ouest, selon un décompte de l’AFP, et trente personnes accusées de «troubles à l’ordre public» ont été arrêtées à Téhéran, a affirmé jeudi l’agence de presse Tasnim,
En réaction à ces événements, Donald Trump a affirmé sur son réseau Truth Social que «si l’Iran tir(ait) sur des manifestants pacifiques et les tu(ait) violemment, comme à son habitude, les États-Unis d’Amérique viendr(aie)nt à leur secours». «Nous sommes prêts, armés et parés à intervenir», a-t-il écrit.
Une ligne rouge à ne pas franchir
«Toute main interventionniste qui s’en prendrait à la sécurité de l’Iran, sous quelque prétexte que ce soit, s’exposera à une riposte», a écrit sur le réseau social X Ali Shamkhani. «La sécurité de l’Iran est une ligne rouge», a ajouté ce conseiller du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, ultime décideur pour toutes les questions stratégiques.
Un autre conseiller du guide, Ali Larijani, a, lui, mis en garde Donald Trump contre un risque de «déstabilisation» du Moyen-Orient.
«Trump devrait savoir que toute ingérence américaine dans cette affaire interne équivaudrait à déstabiliser toute la région et à nuire aux intérêts américains», a réagi Ali Larijani, qui dirige la plus haute instance de sécurité en Iran. «Qu’il prenne garde à ses soldats», a ajouté Ali Larijani sur le réseau social X.