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[Rallye] Grégoire Munster : «Mon corps n’est pas fait pour de tels impacts!»


C'est à bord de l'impressionnant Ford Raptor que Grégoire Munster va découvrir le plus grand rallye-raid du monde. (Photo : m-sport)

DAKAR-2026 Comme son petit frère, Grégoire Munster s’apprête à vivre son premier Dakar. Mais contrairement à Charles, pilote en challenger, lui sera copilote de Jourdan Serderidis à bord d’une machine de guerre : le Ford Raptor.

Un Luxembourgeois sur le Dakar, ça n’est pas commun. Il faut remonter à l’édition 2000 pour en trouver trace. À l’époque, Carlo Arendt et Chrëscht Beneké avaient participé à l’épreuve qui partait de Paris pour s’achever au Caire.

Si le premier avait malheureusement été contraint à l’abandon, le second avait terminé 80e et avait même remporté une étape dans sa catégorie : «J’étais fasciné depuis tout petit par le vrai Dakar. La grosse aventure, partir dans le désert avec des bivouacs n’importe où. Tout le monde dormait dans les mêmes conditions. Et par la suite, ça a changé. Mais d’après ce que je sais, c’est que point de vue pilotage, le Dakar en Arabie saoudite n’est pas plus facile que le Dakar africain», évoque celui qui est désormais depuis de longues années journaliste.

En clair, Charles et Grégoire Munster ne vont pas avoir la partie facile. Et pour le second, l’heure est aux derniers réglages : «J’ai passé une bonne partie de la nuit à apprendre le lexique du road book. J’ai dû ajuster ma position. De base, pour un copilote, elle n’est pas idéale. Mais je voulais m’assurer d’avoir la meilleure position possible», explique celui qui enchaînera tout de suite après le Dakar avec le Monte-Carlo.

Et qui avoue être fatigué : «Entre le Kenya (NDLR : où il a participé au Safari Classic en terminant troisième avec déjà Jourdan Serederis comme pilote) et l’Arabie saoudite, j’ai passé cinq jours à la maison. J’essaie de récupérer. Je sais que ça va être long avec le Monte-Carlo. On arrive le dimanche à Nice à 10 h et les recos débutent à 12 h.»

Grégoire Munster découvre une nouvelle discipline. Et son corps également : «Je me rends compte que mon corps n’est pas trop fait pour prendre de tels impacts. D’habitude, je suis toujours au volant pour m’agripper  mais ici, je n’ai rien à quoi me tenir. C’est encore un step au-dessus. Heureusement que l’une des forces de Ford, ce sont les amortisseurs, il y en a deux par roue. Mais là, on prend des pistes où, avec le WRC, on ne passe même pas une fois», constate-t-il. «Ça secoue. Ça fait beaucoup de bruit. Par rapport à la Puma, ça n’avance pas», sourit-il.

«Le but premier, c’est de finir!»

Le pilote grand-ducal a donc dû apprendre en l’espace de quelques jours l’art du copilotage. Comment s’en sort-il? Lui se montre assez défaitiste : «On ne s’est pas perdus sur le premier passage de test. Mais bon, c’était 12 km. Et il y en a, je ne sais pas, 2 000 ou 3 000 à faire! Mais Jourdan était très content. Il a l’air plus confiant que moi…»

Le tandem de débutants (puisque Jourdan Serderidis participe également à son tout premier Dakar) est à bord d’un Ford Raptor, qui évolue dans la catégorie Ultimate, la plus relevée. Et c’est avec une véritable machine de guerre qu’il va se présenter au départ, samedi : «On a la même voiture que Nani Roma ou Carlos Sainz l’an passé. Les Ford Raptor s’étaient classés 3e et 5e l’an passé (NDLR : avec Mattias Ekström et Mitchell Guthrie). Bien sûr, on n’a pas les évolutions de cette année mais on a une voiture pour être très performants.»

Que peut espérer le duo en termes de résultat? Grégoire Munster ne veut pas trop s’avancer : «Bien sûr, je suis compétiteur et secrètement, j’ai envie de faire un bon résultat. Mais je ne connais pas assez la discipline pour savoir ce que serait un bon résultat. Le Dakar affiche un grand nombre de prétendants à la victoire et au podium. Je me dit que si on fait un top 25, ce serait déjà une grosse perf.» Et d’ajouter : «Après, c’est une course d’endurance. Peut-être que dix vont partir comme des balles et à la mi-course, cinq ne sont plus là. Si on évite les pépins, qu’on trouve un bon rythme de croisière et qu’on ne se plante pas trop en navigation, on peut faire un bon truc. Maintenant, le but premier, c’est de finir!»

Une chose est sûre, il lui tarde de commencer : «Je trouve qu’en rallye-raid, on attend quand même pas mal. Surtout avant le début de la course. Il y a beaucoup d’administratif, des trucs techniques, théoriques, des réunions…», explique le pilote, qui attend toujours sa combinaison : «Pour le moment j’ai celle du WRC. Il faut faire les combinaisons sur mesure et la mienne n’est pas encore arrivée.»

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