Le mardi 30 décembre et durant la nuit du 31 décembre, cinq mules financières présumées ont été interpellées.
La vague de phishing qui a touché plusieurs résidents luxembourgeois a conduit le parquet à ouvrir plusieurs enquêtes. C’est ainsi que l’on apprend, ce jeudi, que cinq nouvelles mules financières présumées ont été arrêtées le 30 décembre et durant la nuit du 31 décembre. Lors de ces perquisitions menées par la police grand-ducale et plusieurs sections du service de police judiciaire, du commissariat de Bonnevoie et diverses unités de la région policière sud-ouest, de nombreux éléments de preuve (comptes bancaires, argent liquide, matériel informatique, moyens de paiement, véhicule) ont été saisis. Ils seront exploités par la suite dans le cadre de cette enquête.
Les cinq individus ont été déférés mercredi devant un juge d’instruction au tribunal d’arrondissement de Luxembourg. Un mandat de dépôt a été délivré à leur encontre. Les cinq personnes interpellées ont été placées en détention préventive.
L’instruction se poursuit tant à charge qu’à décharge. Ces suspects risquent 1 à 5 ans d’emprisonnement et une amende de 1 250 à 1 250 000 euros.
Dans son communiqué, le parquet rappelle comment fonctionne le système de mule financière. Pour récupérer le produit des attaques de phishing, les auteurs utilisent une structure organisée de blanchiment d’argent, impliquant plusieurs niveaux et un nombre significatif de résidents luxembourgeois. Ces personnes sont recrutées principalement via Snapchat, sur d’autres réseaux sociaux ou plateformes de messagerie. Souvent, il s’agit de jeunes en situation de précarité financière. La vigilance est donc de mise.