Accueil | Sport international | [Tennis] Le showman Monfils tire sa révérence en toute discrétion

[Tennis] Le showman Monfils tire sa révérence en toute discrétion


Gaël Monfils était un joueur spectaculaire apprécié bien au-delà des frontières françaises. (Photo : afp)

TENNIS Sa fin de carrière est aussi confidentielle que ses matches attiraient les foules : le Français est officiellement «retraité» du circuit depuis le 5 octobre, ont confirmé mercredi les autorités antidopage.

«Mon dernier objectif, c’est de jouer au moins jusqu’à 40 piges», avait lancé Gaël Monfils à l’aube de l’US Open 2025. Pari tenu de justesse par «La Monf», qui a disputé son dernier match officiel à 40 ans et deux jours – une défaite au deuxième tour de l’US Open, début septembre.

Le double demi-finaliste en Grand Chelem (Roland-Garros 2008, US Open 2016) avait alors laissé entendre qu’il pousserait bien jusqu’au Masters 1000 de Paris (2-8 novembre), pour pouvoir faire ses adieux au tennis devant un public français qu’il a si souvent enflammé.

Mais le choix du Français de s’inscrire dès le 5 octobre sur la liste des joueurs retraités de l’Agence internationale pour l’intégrité du tennis (ITIA) anticipe de quelques semaines la fin d’une carrière professionnelle entamée en 2004.

En intégrant cette liste, ce dernier a en effet perdu le droit de s’aligner en tournoi et ne pourra rejouer qu’en s’étant rendu disponible pour des contrôles antidopage aléatoires pendant au moins six mois.

Une perspective improbable, alors qu’à New York, le tout frais quadragénaire avait concédé que son corps ne répondait plus aussi bien qu’avant aux exigences de son jeu aussi spectaculaire que physique.

Si le Parisien, vainqueur de 13 titres ATP, n’avait pas confirmé sa retraite mercredi, son départ signe la fin d’une ère pour le tennis français. Après Jo-Wilfried Tsonga, Gilles Simon et Richard Gasquet, il est le dernier des quatre «mousquetaires» de sa génération à ranger les raquettes.

Un dernier match symbolique

Mais contrairement à ses contemporains qui occupent tous des fonctions liées au tennis, l’actuel 254e mondial avait indiqué en septembre son intention de devenir «gestionnaire de fortune» pour une société suisse.

En 23 saisons sur le circuit, le droitier a disputé 35 finales et en a perdu 22, dont trois en Masters 1000 (Paris en 2009 et 2010, Monte-Carlo en 2016).

Joueur spectaculaire apprécié bien au-delà des frontières françaises, Monfils a symboliquement perdu son dernier match officiel contre un de ses admirateurs, le jeune Américain Learner Tien.

Quelques semaines avant de l’éliminer à l’US Open, le gaucher de 20 ans avait déjà battu Monfils au Masters 1000 de Montréal et s’était distingué en demandant un autographe au Français – qui s’était exécuté avec le sourire avant d’enlacer chaleureusement Tien.

«La Monf» avait signé son dernier coup d’éclat au début de la saison 2025 : en gagnant le tournoi d’Auckland à 38 ans passés, il était devenu le joueur le plus âgé à remporter un titre sur le circuit principal depuis 1977.

Novak Djokovic, vainqueur début octobre de l’ATP 500 de Pékin à 39 ans, l’a depuis effacé des tablettes. Comme Roger Federer et Rafael Nadal, le Serbe s’est souvent mis en travers des grandes ambitions de Monfils, n° 1 mondial chez les juniors et vainqueur de trois levées du Grand Chelem dans cette catégorie en 2004.

«Je n’ai pas forcément peur de la retraite», confiait le vétéran français en décembre 2024. «J’adore le tennis, j’adore la compétition, mais ce n’est pas une fin en soi. J’ai envie de découvrir plein d’autres choses», ajoutait-il. Sa deuxième vie commence maintenant.

Newsletter du Quotidien

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez tous les jours notre sélection de l'actualité.

En cliquant sur "Je m'inscris" vous acceptez de recevoir les newsletters du Quotidien ainsi que les conditions d'utilisation et la politique de protection des données personnelles conformément au RGPD.