Les Red Bull d’Hadjar et de Verstappen ont impressionné vendredi aux premiers essais en Malaisie, où les Mercedes d’Antonelli et de Russel devraient rivaliser pour le titre.
Avant cette 16e manche délocalisée à cause du conflit au Moyen-Orient, Isack Hadjar avait promis de tout «défoncer» d’ici à la fin de la saison et Max Verstappen de «gagner au moins une course». Vendredi, ils ont commencé à donner des gages en étant très performants lors de la première journée de roulage, qui compte deux séances d’essais libres d’une heure chacune.
Le Néerlandais a été le plus rapide de la première séance, en 1 minute 37 secondes et 520 millièmes sur les 5,543 km du circuit hypertechnique de Sepang, écrasé par la chaleur humide qui met à rude épreuve les pneumatiques, les mécaniques et les organismes. Verstappen a ensuite réalisé le quatrième temps de la deuxième séance.
Le Français de 22 ans, qui avait lancé jeudi qu’il allait «défoncer tous» ses concurrents et «se mettre sur la gueule» contre les «grands» champions à partir de fin 2026 et l’an prochain, a réalisé de beaux temps : troisième aux essais n° 1 et deuxième aux n° 2. Il s’est extrait de son baquet tout sourire.
Plus réservé, Verstappen a expliqué avoir été le seul à rouler lors des essais n° 2 en pneus médium et non tendres car il prévoyait de la pluie, très fréquente dans l’après-midi près de Kuala Lumpur. La piste est restée sèche mais surchauffée et le Néerlandais a relativisé les «progrès», pourtant manifestes, des Red Bull.
Ambiance lourde chez Ferrari
Hadjar a estimé que leurs monoplaces avec châssis et moteur de l’écurie basée au nord de Londres, épaulée par Ford, étaient maintenant «au même niveau» que Ferrari et McLaren. Les deux prétendants au titre, Kimi Antonelli disposant de 66 points d’avance sur George Russell à huit courses de la fin, ne se sont pas mis en avant lors de cette séance.
Le Britannique a certes réussi le deuxième temps de la session n° 1 mais n’a fait que le septième chrono de la n° 2. Le prodige italien de 20 ans a été respectivement cinquième et huitième sur les 22 voitures engagées. Chez Ferrari, on s’est peut-être consolé avec le meilleur temps de la deuxième séance d’essais du Monégasque Charles Leclerc, mais 99 millièmes seulement devant Hadjar.
Le septuple champion du monde britannique Lewis Hamilton n’a pas fait mieux que les cinquième et sixième chronos. L’ambiance reste lourde chez Ferrari F1. Des «rumeurs» et du «bruit», selon les mots de son directeur Frédéric Vasseur, venus de la presse italienne et des ambitions affichées d’un retour dans le paddock de l’ex-chef britannique de Red Bull, Christian Horner, donnent l’ingénieur français partant.
Vasseur a reçu toute la semaine le soutien sans faille et la «confiance» renouvelée de la direction de Ferrari, de ses pilotes Hamilton et Leclerc et même de ses homologues chez Williams, James Vowles, et d’Alpine, Flavio Briatore. En conférence de presse, Vasseur a prôné «l’unité» de son équipe actuellement deuxième (378 points) derrière Mercedes (538 points) au championnat du monde des constructeurs.