Plusieurs centaines de curieux étaient massés lundi en fin d’après-midi devant le London Palladium dans l’espoir d’apercevoir les candidats au Ballon d’or 2026, avant la remise du prestigieux prix en soirée.
Le coup d’envoi de la cérémonie étoilée sera donné à 20 h locales (21 h, heure de Luxembourg) dans l’élégant théâtre de la capitale britannique, où l’organisateur France Football a exporté sa soirée de gala à titre exceptionnel, pour la 70e édition du prestigieux prix individuel.
En attendant l’arrivée des stars, amenées à défiler sur le tapis rouge, une foule s’est formée aux abords du bâtiment, cerné par des barrières de sécurité et un service d’ordre conséquent.
Le suspense reste entier avant la remise du prestigieux Ballon d’or, cuvée 2025/2026, avec le serial-buteur Harry Kane, le chasseur de records Kylian Mbappé ou le jeune dribbleur Lamine Yamal en favoris annoncés ou autoproclamés.
Kane, cascade de buts
Aucun favori clair ne se dégage pour succéder au Français Ousmane Dembélé et à l’Espagnole Aitana Bonmatí, lauréate des trois dernières éditions.
La Barcelonaise est certaine d’abandonner sa couronne après une saison 2025-2026 tronquée par une blessure. Quant à l’attaquant phare du Paris Saint-Germain, il a certes conservé son bien en Ligue des champions, mais avec des performances individuelles moins époustouflantes.
Au rayon des statistiques ronflantes, l’avant-centre anglais Harry Kane trône en majesté, avec ses 61 buts inscrits sous le maillot du Bayern Munich (demi-finaliste européen), voire ses 73 buts si l’on ajoute ceux marqués avec l’Angleterre (troisième du Mondial-2026). Seul Lionel Messi a fait mieux sur une saison, en 2010-2011, avec 82 réalisations.
Le capitaine des Three Lions (33 ans) se mesure notamment à Kylian Mbappé (27 ans) et Lamine Yamal (19 ans), deux superstars qui ont plaidé leur cause haut et fort dans la presse avant la clôture du vote.
«Il n’y a pas meilleur que moi la saison dernière», a ainsi clamé le Français, meilleur buteur du Championnat d’Espagne (25 buts), de la Ligue des champions (15 buts) et de l’histoire en Coupe du monde (22, en comptant les dix de l’édition 2026).
L’avant-centre du Real Madrid n’a toutefois rien gagné en club et en sélection, à l’inverse du jeune ailier prodige du FC Barcelone, Lamine Yamal, sacré en Liga et surtout en Coupe du monde.
Putellas, et de trois?
Le Ballon d’or est décerné après un vote de journalistes (un par pays) représentant les 100 premiers pays au classement FIFA chez les messieurs, et les 50 premiers chez les femmes. Les critères sont, par ordre décroissant, les performances individuelles et le caractère décisif, les résultats collectifs et le palmarès, et enfin le comportement du joueur.
Parmi les trente nommés, on trouve aussi le capitaine des champions du monde, Rodri, son compatriote Fabián Ruiz, l’ailier géorgien du PSG Khvicha Kvaratskhelia, l’octuple Ballon d’Or argentin Lionel Messi ou encore l’international français Michael Olise, crédité de 31 passes décisives et 22 buts avec le Bayern lors du précédent exercice.
Sacrée en 2021 et 2022, l’Espagnole Alexia Putellas vise une troisième consécration individuelle, une performance que seule Bonmatí a réalisée (2023, 2024, 2025) depuis l’apparition du prix féminin il y a huit ans.
L’ancienne pépite du Barça, désormais chez les London City Lionesses, fait face à la concurrence de la Polonaise Ewa Pajor et d’une autre Espagnole, Claudia Pina, deux anciennes coéquipières en Catalogne. Sur sa route se dressent aussi la milieu haïtienne de l’OL Lyonnes Melchie Dumornay et l’attaquante jamaïcaine de Manchester City, Khadija Shaw.
Elles figurent toutes dans le top 10 dévoilé en fin d’après-midi, en compagnie de la Malawite Temwa Chawinga, la Norvégienne Caroline Graham Hansen, l’Espagnole Patri Guijarro, la Danoise Pernille Harder et l’Anglaise Alessia Russo.