Le chef de la diplomatie luxembourgeoise a été nommé par Antonio Guterres à la coprésidence d’un groupe de haut niveau chargé de faciliter l’accès aux marchés mondiaux des pays en développement sans littoral.
Pas de façade maritime et un commerce qui en paie le prix. C’est le quotidien de 32 pays en développement enclavés, où vivent plus de 600 millions de personnes. Pour les aider à desserrer cet étau, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a mis sur pied un Groupe de haut niveau sur la liberté de transit. Et il a choisi Xavier Bettel pour en prendre la tête.
Le vice-Premier ministre luxembourgeois partagera cette coprésidence avec deux chefs d’État africain et européen : Nataša Pirc Musar, présidente de la Slovénie, et Mokgweetsi Masisi, ancien président du Botswana.
Des coûts disproportionnés
Pour ces pays, l’absence d’accès direct à la mer reste un frein majeur au développement durable. Transporter et commercer leur coûte bien plus cher qu’aux autres, ils participent moins aux échanges internationaux et encaissent de plein fouet les perturbations des chaînes d’approvisionnement.
Le droit de ces États à accéder aux marchés mondiaux par des systèmes de transit efficaces, fiables et abordables est pourtant reconnu au niveau international. Mais c’est un droit non respecté. Le groupe devra donc passer au crible les traités et accords existants sur la liberté de transit, repérer les lacunes et les obstacles à leur application, puis formuler des recommandations pour renforcer ces systèmes.
Il réunira des représentants des États membres, d’organisations internationales, du secteur privé, du monde universitaire ainsi que des experts indépendants. Il se veut indépendant, impartial et technique. Ses conclusions seront présentées aux États membres lors de la 82e session de l’Assemblée générale des Nations unies.
Cette initiative s’inscrit dans le Programme d’action d’Awaza, qui fixe la feuille de route des pays en développement sans littoral pour la décennie 2024-2034.