Après les mobilisations organisées dans la région jeudi, la journée a été beaucoup plus calme en Lorraine ce vendredi.
Le mouvement des lycéens connaît une «nette décélération», avec une dynamique désormais «très localisée» dans certains départements, et les dégâts occasionnés en marge des manifestations ou des blocages ont coûté «a minima 30 millions d’euros», a rapporté vendredi une source de l’exécutif.
«On a une nette décélération» et «on sent la décélération depuis plusieurs jours» avec désormais une «dynamique très localisée» du fait «soit d’une politisation locale, soit d’un vrai problème local», a détaillé cette source qui s’exprimait devant quelques journalistes. Le mouvement est «en train de muter» et «on est sur quelque chose qui se politise et se durcit sur une assiette d’endroits (…) qui devient assez résiduelle», a-t-elle ajouté. Selon une carte citée par cette source, les 141 lycées fermés vendredi sont situés essentiellement dans la région parisienne, d’où est parti le mouvement, le Nord et le grand Ouest du pays ainsi que près de Lyon.
En Lorraine, après les fortes mobilisations de jeudi et les quelques débordements qui ont eu lieu, la journée a été beaucoup plus calme. On se prépare néanmoins à de grandes manifestations prévues le mardi 13 octobre après un appel lancé au niveau national.
Grande manif à Bruxelles
Plusieurs dizaines de milliers de personnes, 30 000 selon la police, ont défilé vendredi à Bruxelles contre la rigueur budgétaire, une manifestation sous haute surveillance en plein mouvement lycéen, marquée par des scènes de violences et des dégradations en marge du cortège. La police a indiqué avoir dû faire usage de canons à eau et de gaz lacrymogène après avoir essuyé des jets de projectiles – «pavés, bâtons, bouteilles en verre, engins pyrotechniques» – de la part de jeunes gens souvent vêtus de noir et masqués.
Conteneurs à poubelles et trottinettes incendiés, bus saccagé : des incidents se sont encore produits en début d’après-midi dans le quartier de la gare du Midi, qui marquait le point d’arrivée du cortège. Des troubles n’ayant «aucun lien avec les revendications ni avec le déroulement» de la manifestation à l’appel des deux grands syndicats belges, a précisé la police.
Cette journée d’action nationale était organisée alors que le Premier ministre Bart De Wever négocie avec ses partenaires de coalition un effort budgétaire massif. Il cible des économies de 10 milliards d’euros d’ici à la fin de la législature en 2029, afin de réduire un déficit dépassant les 5 % du PIB.
Que ce soit en France ou en Belgique, les manifestations risquent de reprendre de plus belle la semaine prochaine.