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Metz-Gare : après la Maison Heler, l’entrée en piste de Gaïa


Selon Stéphane Noël, PDG d’Habiter (à gauche), ici avec son associé Benjamin Lafond, la ZAC Amphithéâtre 2 est idéalement située. (Photo : gilles wirtz/le républicain lorrain)

Le terrain vague qui s’étend derrière le cinéma Kinépolis de la Zac Amphithéâtre près de la gare de Metz ne sera bientôt plus qu’un souvenir. L’aménageur de la métropole de Metz a confié la parcelle sud à plusieurs opérateurs. Parmi eux, le groupe Habiter construit 144 logements dans quatre résidences.

Ce sera le «bâtiment signal» de la ZAC 2 Amphithéâtre. L’immeuble le plus haut de cette zone en devenir s’appellera Gaïa (la Terre, en grec ancien). Dans la mythologie grecque, la déesse Gaïa, née du chaos, a enfanté le ciel, les mers et les montagnes avant de donner naissance aux Titans, aux Cyclopes et aux Géants. De quoi faire pâlir l’ingénieux Manfred Heler dont la maison s’est vue soulevée de terre et propulsée sur une tour de neuf étages : une aventure à l’origine, selon Philippe Starck, de la Maison Heler. De quoi rivaliser aussi avec la résidence Sérénissime, immeuble d’architecte hissé sur le toit de Muse réalisé par Claude Rizzon en 2018.

Le Gaïa viendra bientôt compléter ce paysage ponctué d’immeubles verticaux à forte personnalité. Développé par le groupe Habiter, il a été dessiné par l’architecte Jean-Michel Wilmotte (Wilmotte & Associés) qui, à Metz, a réalisé le Centre des congrès.

Sur le chantier, les godets à béton tournoient dans les airs au-dessus des quatre îlots confiés au groupe Habiter par l’aménageur de la métropole, la Saremm. Le long de la rue Jacques-Chirac, deux premiers immeubles de 86 logements sont en train de s’élever. «Le Douglas», immeuble en R + 7 dessiné par le studio Lada de Nancy, recouvert de bois, avec des coursives extérieures et des logements traversants, sera vendu en bloc à la Caisse des dépôts. Dans son prolongement, «L’aulne» sera acquis par la foncière Vivest pour du logement locatif intermédiaire (LLI). Le bailleur louera avec des loyers plafonnés à des ménages pour qui le parc privé est trop cher.

En seconde ligne, le Perl (R + 5) sort également de terre. La commercialisation des 21 logements a démarré. L’immeuble partage son parking souterrain avec le Gaïa (44 logements). «Cela limite l’impact de la voiture», décrit Stéphane Noël, PDG du Groupe Habiter.

«La cerise sur le gâteau»

Sur cette parcelle, la densité du bâti sera importante. Elle répond «à la nécessité d’économiser l’espace foncier», argue l’associé Benjamin Lafond. «Les grandes terrasses, les baies vitrées, les logements avec double orientation, la très bonne isolation thermique» mais aussi «le béton lasuré» et «le jardin en cœur d’îlot» doivent apporter les dimensions écologiques et design à l’opération.

Vendue à 4 200 euros/m² en moyenne, la tour est aujourd’hui commercialisée à 70 %. Dans quelques mois, elle révélera «la cerise sur le gâteau» : quatre maisons en duplex de 100 m² viendront se percher sur son toit. Comme des répliques du manoir de l’hôtel Starck ou des villas de l’opération Printemps sur cour, portée par Bouygues immobilier rue Serpenoise. Deux d’entre elles ont déjà été vendues autour de 4 700 euros/m².

En 2027, lorsque le bâtiment Gaïa sera livré, il sera même possible de comparer les buildings. Et s’apercevoir que la tour de la déesse grecque, construite sur un rez-de-chaussée surélevé, surplombe légèrement l’hôtel du jeune Manfred Heler…

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