La centrale nucléaire de Cattenom a déclaré lundi un événement significatif pour la sûreté de niveau 1 sur l’échelle INES, qui en compte 7. L’information a été relayée par le central des secours d’urgence 112 ce mercredi.
Les faits remontent au 27 septembre. Ce jour-là, alors que l’unité de production n° 3 venait d’être mise à l’arrêt pour sa maintenance programmée, les équipes d’EDF ont procédé à des essais sur quatre soupapes du circuit de refroidissement du réacteur à l’arrêt (RRA). Ce circuit permet d’évacuer la chaleur résiduelle dégagée par le combustible une fois le réacteur stoppé. Les soupapes s’ouvrent automatiquement lorsque la pression atteint un certain seuil, afin de protéger l’installation contre une surpression.
Deux jours plus tard, le 29 septembre, des analyses complémentaires ont révélé une erreur de calcul commise lors de ces essais. Les quatre soupapes ont ainsi été réglées pour s’ouvrir à une pression légèrement supérieure à la valeur attendue, de quelques dixièmes de bar, précise EDF. Elles ont été remises en conformité dès la détection de l’écart.
Toujours selon EDF, l’événement n’a eu aucune conséquence réelle sur la sûreté des installations : «Les soupapes sont en effet restées opérationnelles durant toute la période concernée. Toutefois, en cas de sollicitation, cet écart de réglage aurait pu entraîner un retard limité de leur ouverture.»
Les règles d’exploitation imposant de considérer ces soupapes comme indisponibles pendant la durée de l’écart, une prescription permanente n’a pas été respectée. D’où la déclaration de l’incident, le 5 octobre, auprès de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection.