Pendant les dix-sept jours du Festival du film italien de Villerupt, deux librairies investissent le hall de l’hôtel de ville.
Pendant toute la durée du Festival du film italien de Villerupt, les cinéphiles peuvent aussi prolonger leur voyage culturel entre les rayonnages de livres.
Dans le hall de l’hôtel de ville, deux librairies tiennent leur stand et proposent chacune une sélection liée à l’identité italienne du festival. La librairie et papeterie Idiesis, située à quelques pas de la mairie, participe au festival depuis la fermeture de la librairie longovicienne Virgule, en 2022.
Nouveautés littéraires italiennes et auteurs locaux
Nathalie Cappelli et Manon Benaglia préparent chaque année un stock consacré exclusivement au festival. «On essaie de proposer uniquement des livres qui sont sortis après la dernière édition du festival», explique Nathalie Cappelli. Cette année, quelque 500 titres, représentant plus de mille livres, sont proposés à la vente. Un travail de longue haleine qui pèse aussi dans l’activité économique de la librairie : les ventes réalisées pendant le festival équivalent à deux mois de chiffre d’affaires.
L’événement est également une vitrine. «La première année, certaines personnes ont découvert notre existence grâce à notre stand, c’est certain», souligne Manon Benaglia. Idiesis organise aussi des séances de dédicaces. Dimanche dernier, l’autrice Céline Righi, membre, cette année, du jury officiel, est venue rencontrer les lecteurs. Les libraires accueillent régulièrement des auteurs locaux, comme Mireille Poulain-Giorgi ou Jacques Fabrizi, dont elles souhaitent soutenir le travail.
Un pont vers la langue de ses ancêtres
À quelques pas de là, la Libreria Italiana, basée au Luxembourg, propose des ouvrages en italien. Elle est tenue par deux Italiennes : Ornella Mollica Ranucci, originaire du sud de la péninsule, et Cristina Abbaldo, venue du nord. Pour acheminer leur stock, les deux libraires ont pris la route en voiture depuis le Luxembourg.
En semaine, Ornella Mollica Ranucci assure seule les permanences du soir. Cristina Abbaldo la rejoint le week-end. «Je peux profiter de sa présence pour aller voir des films, et j’en profite !», sourit Ornella, très attachée à cette promotion de la culture italienne. Parmi les clients, elle retrouve des immigrés italiens, mais surtout des Français d’origine italienne désireux d’apprendre la langue de leurs ancêtres.
Elliot Ten Eyck
(Le Républicain lorrain)