Le comité quadripartite de l’assurance maladie-maternité s’est réuni ce mercredi après-midi au centre culturel Opderschmelz, à Dudelange. La réunion était présidée par la ministre de la Santé et de la Sécurité sociale, Martine Deprez, aux côtés du ministre des Finances, Gilles Roth.
Selon les dernières prévisions connues depuis mai, l’assurance maladie-maternité devrait afficher un déficit de 126,5 millions d’euros pour l’exercice 2026. Un déficit au cœur des discussions qui ont animé la quadripartite de l’assurance maladie-maternité ce mercredi après-midi. À la sortie de cette réunion, la ministre de la Santé s’est exprimée.
Sur les chiffres tout d’abord, la première information donnée est le déficit prévu pour 2027. Il sera d’environ 190 millions d’euros. Et, alors que pour le pallier, une hausse des cotisations pour les prestations en nature de 5,6 à 5,85 % avait été évoquée avant la réunion, aucun supplément retenu sur les fiches de salaire n’a été acté. Ceci dit, la ministre a quand même précisé que la décision reviendra au conseil d’administration de la CNS prévu mi-novembre.
Une hausse des cotisations « inéluctable »
Et selon elle, les partenaires sont d’accord pour envisager cette hausse, à condition que les mesures d’efficience du comité stratégique soient appliquées : « Si jamais on veut remettre un budget en équilibre, c’est inéluctable », a-t-elle déclaré. Et de préciser : « Si on le relève maintenant, on est bons pour au moins jusqu’à 2030. »
Les mesures élaborées pendant un an au sein du comité stratégique et retenues portent sur quatre volets : les médicaments, la maîtrise médicalisée des prescriptions, la lutte contre la fraude et les soins hospitaliers. Elles ne toucheront pas directement les patients, a assuré la ministre. Les médecins recevront des recommandations sur les prescriptions de médicaments, d’analyses de biologie et de kinésithérapie. Les courriers sont prêts, mais ils seront envoyés progressivement, une mesure tous les un ou deux mois.
À noter encore que le déplafonnement des cotisations n’a pas été discuté. Les travaux se sont concentrés sur les dépenses.
Par ailleurs, les règlements grand-ducaux qui remplaceront la convention avec les médecins, dénoncée par l’AMMD, entreront en vigueur le 31 octobre. Le service central de législation du ministère d’État sera saisi dès demain.
Ces annonces interviennent à quelques jours de la fin de la convention entre la CNS et l’Association des médecins et médecins-dentistes (AMMD), qui l’a dénoncée en octobre 2025.
(les réactions de l’UEL et de l’AMMD à venir)