Le fait de vandaliser des tombes demeure souvent impuni.
Sur les 30 cas de profanation de sépultures recensés au Luxembourg entre 2015 et 2025, aucun n’a abouti à une condamnation. C’est ce qui ressort de la réponse commune du ministre des Affaires intérieures, Léon Gloden ce vendredi à une question parlementaire des députés ADR Dan Hardy et Tom Weidig.
Les quatre dossiers les plus anciens n’ont pas pu être retrouvés dans le système de gestion des affaires pénales, explique le ministre. Quant aux 26 autres, l’auteur n’a jamais été identifié dans 23 cas. Dans les trois derniers, des suspects ont été mis en cause sans être condamnés.
La police a enregistré six nouveaux cas depuis : au cimetière Saint-Joseph d’Esch-sur-Alzette en août 2025, à Mersch et à Ettelbruck en octobre 2025, puis au Limpertsberg, à Hollerich et à Bettembourg entre avril et juin 2026. Les enquêtes sur Hollerich et Bettembourg sont toujours en cours, précise encore Léon Gloden.
Enfin, il apparaît que les familles touchées ne doivent pas compter sur l’État : celui-ci exclut toute indemnisation.