Le débat est lancé depuis plusieurs mois. Désormais, une première échéance se dessine. Lundi, à la Chambre, une esquisse du dispositif permettant de voter en ligne a été présentée.
Une note technique du Centre des technologies de l’information de l’État (CTIE) conclut qu’il faudra quatre à cinq ans avant de pouvoir tester une première fois le vote électronique au Luxembourg.
L’échéance des législatives d’octobre 2028 semble donc hors de portée, tout comme celle des communales et européennes de 2029. Il faudrait attendre 2030, au plus tôt, pour lancer un test grandeur nature. Les législatives de 2033 pourraient ainsi constituer le premier scrutin national concerné.
Le système envisagé permettrait aux électeurs de voter sur un site dédié, après inscription via MyGuichet et double authentification. L’anonymat devrait être garanti et le dépouillement centralisé.
Le vote en ligne resterait facultatif, mais pourrait constituer une véritable alternative au vote par correspondance. Les élections deviendraient aussi plus accessibles pour les Luxembourgeois résidant à l’étranger.
Pour limiter les risques de cyberattaques, le vote pourrait s’étaler sur plusieurs jours avant le scrutin.
Le coût du dispositif est estimé à 3 millions d’euros.
Lundi, en commission, plusieurs députés ont exprimé leurs inquiétudes concernant les vulnérabilités informatiques et la confiance des citoyens dans le processus électoral. Un dispositif de sécurité renforcé et des audits indépendants sont envisagés.
Le débat politique se poursuivra le 30 novembre, en présence du Premier ministre, Luc Frieden.