L’obligation d’apprendre le luxembourgeois comme langue d’intégration, réclamée dans une pétition, ne pourra pas devenir réalité. D’importants obstacles juridiques ont été soulevés mercredi lors d’un débat public à la Chambre.
Le pétitionnaire David Delvaux a soumis ses arguments devant les députés et le ministre de la Culture, Eric Thill.
«Il est particulièrement important que les citoyens puissent s’exprimer dans leur propre langue et être compris. Cela concerne notamment : les hôpitaux et établissements de santé, les maisons de retraite et structures de soins, les écoles et structures d’accueil pour enfants et jeunes, les pharmacies, les commerces et services, les administrations publiques et de nombreux autres domaines», a-t-il notamment argumenté.
Sa pétition, qui a récolté quelque 8 200 signatures, a en outre réclamé un meilleur accès aux cours de luxembourgeois, l’obligation pour les employeurs d’offrir des cours à leurs salariés et d’introduire l’apprentissage de la langue luxembourgeoise comme «standard» dans les écoles.
Le ministre de la Culture a rappelé qu’il existe déjà plusieurs obligations légales et réglementaires en matière de maîtrise du luxembourgeois, notamment dans les secteurs de la santé et des soins, de l’éducation ainsi que dans l’administration publique. L’apprentissage dans un contexte professionnel est également encouragé.
Introduire une obligation se heurterait toutefois à des obstacles juridiques et logistiques.
La Chambre s’est néanmoins engagée à regrouper dans une motion les propositions faites par le pétitionnaire. Elles seront intégrées dans le prochain Plan d’action pour la langue luxembourgeoise.