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Pôle de mobilité : «La plateforme du futur» à Howald


Yuricko Backes, ministre de la Mobilité, et Marc Wengler, directeur des CFL, sont arrivés en train afin d'inaugurer le pôle de mobilité de Howald. (Photo : fabrizio pizzolante)

L’inauguration officielle du pôle de mobilité de Howald ce mercredi marque la fin d’un chantier de plus de dix ans afin de construire une gare reliée au tramway, aux lignes de bus, à la piste cyclable et aux quartiers environnants.

Sur le quai de la gare de Howald ce mercredi matin, un petit attroupement se forme à l’arrivée d’un train pourtant banal. À l’ouverture des portes, un comité de réception attend la ministre de la Mobilité Yuriko Backes et le directeur général des CFL Marc Wengler, sous l’œil interloqué de quelques passagers qui ignorent qu’il s’agit de l’inauguration officielle du pôle de mobilité du quartier sud de la capitale.

Durant l’été, la dernière pierre d’un chantier entamé en 2017 a en effet été posée avec l’installation des huit escalators, de sept tonnes chacun, et la finalisation des installations techniques. En ce jour, «un sentiment de grande satisfaction» traverse Marc Wengler, fier de présenter «la plateforme du futur» construite autour de la gare.

Au-dessus des voies, la gare routière, l’arrêt de tramway, la piste cyclable et le parking-relais ont également été construits ces dernières années afin d’offrir aux usagers la possibilité de combiner le train avec tous les autres modes de transport. «Nous parlons sans cesse de la mobilité de demain et, aujourd’hui, elle est là» se félicite le directeur général des CFL.

 

«Avant 2017, il n’y avait même pas d’arrêt»

Pour rappel, il a fallu tout construire, ou presque, avant de pouvoir présenter ce pôle de mobilité : «Avant 2017, il n’y avait même pas d’arrêt ici, donc, d’un point de vue de gestionnaire de flux, c’était compliqué de devoir ajouter une desserte supplémentaire.» À partir de 1992, un premier arrêt sommaire a pourtant existé, avant qu’il ne soit détruit en 2015 afin de laisser place au grand projet de la nouvelle gare, déjà dans les cartons depuis près de cinq ans.

La nouvelle gare Howald est inaugurée en décembre 2017 et se compose alors d’un premier quai et d’une passerelle afin d’accéder aux arrêts de bus situés au-dessus des voies. Après l’achèvement de cette première phase, «un grand marathon» a ensuite débuté pour les CFL, «même si une dizaine d’années reste une fenêtre de travail assez courte d’un point de vue constructeur».

«Je sais que ce n’est pas agréable pour la clientèle d’utiliser les semaines d’été afin de faire avancer les travaux d’infrastructure, mais, d’un point de vue constructeur, c’était un vrai défi», justifie le directeur général. Le défi était également financier, puisque l’enveloppe initiale de 130 millions d’euros a été rallongée de 32,5 millions par la Commission de l’exécution budgétaire de la Chambre des députés en janvier.

Toujours est-il qu’en neuf ans, le paysage autour de la gare a considérablement évolué, que ce soit par la prolongation de la passerelle piétonne, l’extension du pôle de mobilité, la mise en service de la gare routière et de l’arrêt de tram ou encore l’ouverture du second quai.

 

De 3 000 à 10 000 passagers par jour

«Les investissements, tout de même conséquents, sont dans l’intérêt des habitants qui utilisent les transports tous les jours», salue Yuriko Backes. Elle souligne notamment le positionnement géographique de la gare, à la frontière entre le Ban de Gasperich et Howald : «Le fait que le train se rapproche des quartiers où il y a de la vie permet d’offrir des alternatives efficaces à la voiture.»

Bien que le pôle de mobilité soit terminé, la course des CFL n’est, elle, pas terminée. «Nous sommes dans la dernière ligne droite du marathon», sourit Marc Wengler. Howald est en effet «une pièce du puzzle» d’un projet plus important encore : la ligne à double voie entre Luxembourg et Bettembourg. Cette dernière, étalée sur sept kilomètres, doit être parachevée d’ici septembre 2027 afin de permettre de séparer l’exploitation des six lignes ferroviaires qui partent de Luxembourg afin d’éviter les goulots d’étranglement et les retards.

Pour ce faire, chaque quai à Howald aura un usage propre. Le nouveau quai, mis en service en 2025, sera destiné à la ligne existante Luxembourg – Esch-sur-Alzette – Rodange et aux trains connectant le nord et le sud du pays, via la gare centrale. Le quai en service depuis 2017 sera, lui, exploité pour les trains du Sillon lorrain qui emprunteront la nouvelle ligne Luxembourg – Bettembourg. La gare pourrait ainsi voir sa fréquentation tripler à l’avenir, en passant de 3 000 passagers quotidiens à 10 000 selon les estimations des CFL.

 

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