Le mardi, les mamies dégainent les aiguilles. Leur nom : Tricot Saint-Nico. Depuis cinq ans, elles se retrouvent à l’Espace Saint-Nicolas de Thionville et créent des objets pour les bébés, les mamans et les sans-abri. Toujours dans la bonne humeur.
«On a ramené du gâteau et l’espace Saint-Nicolas de Thionville offre le café.». Autour de la table, le mardi de 14 h à 16 h 45, on retrouve Isabelle, Élise, Jeanine, Yolande, Paulette et les autres. Elles composent le club non officiel du Tricot Saint-Nico comme en témoigne leur groupe Whatsapp, car elles sont à la page les mamies tricoteuses ! Elles viennent d’à côté : de Thionville, de Bertrange, voire d’Angevillers. «On est là avant tout pour tricoter, précise Isabelle, qui encadre les séances du mardi après-midi. Notre groupe existe depuis 2021. C’est convivial, on papote et, en prime, on se sent utile.» Au programme : «On fait comme on veut : des écharpes, des bonnets, des mitaines, des couvertures et même des doudous. Le Centre communal d’action sociale de Thionville achète la laine, on en ramène aussi.»
Les créations sont ensuite précieusement mises en bac. «Vous voyez cette caisse ? C’est pour les bébés à Bel-Air, on fait aussi pour Athenes , Les Restos du cœur et les maraudes pour les sans-abri. On refuse de vendre. On fabrique uniquement pour donner.»
«On est des championnes»
Elles sont une vingtaine. Certaines fidèles au poste depuis le début. D’autres viennent découvrir. «On fait ça pour s’occuper. Le tricot, c’est comme le vélo, on n’oublie pas ! On apprend vite. On a entre 60 et 90 ans. On accepte encore du monde même des hommes ! » Entre deux séances, quelques incorrigibles poursuivent à la maison. «On a des championnes. D’ailleurs, on envisage de participer à la Journée mondiale du tricot en juin, c’est un concours de vitesse.»
D’ici là, les mamies ont besoin de boutons et de pelotes de laine « avec l’étiquette autour et plusieurs de la même couleur », précise Élise. Uniquement du synthétique pour éviter les allergies. 16 h 45, l’heure est venue de se quitter. « Moi, je vais continuer devant la télé ! ».