Connue pour ses végétaux éclatants, Séraphine Louis retrouve sa place dans l'histoire de l'art grâce au Centre Pompidou-Metz, qui organise sa première rétrospective complète, loin des légendes dont elle a fait l'objet.
Plus qu’une exposition, c’est un mystère presque centenaire que le Centre Pompidou-Metz veut dissiper : Séraphine Louis, dite Séraphine de Senlis (1864-1942), a enfin droit à sa «première rétrospective internationale» comprenant près d’une centaine d’œuvres – soit la quasi-totalité de sa production recensée, de sa première peinture connue jusqu’à ses dernières toiles inachevées.
«C’est la première fois que l’on peut comprendre l’œuvre, saisir la grande intensité et la force optimiste» de cette artiste connue pour son univers floral aux couleurs explosives, mais trop souvent considérée comme «la femme de ménage qui peint», avance Elia Biezunski, chargée de recherche auprès du musée messin et commissaire de cette exposition. «On espère lui rendre son histoire, sa complexité», poursuit celle qui a travaillé plus d’un an et demi sur ce projet de grande ...
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