Accueil | A la Une | Godets autour du cou et baluchons rouges au marché aux noix de Vianden

Godets autour du cou et baluchons rouges au marché aux noix de Vianden


Une tradition vieille de 91 ans se déroulait ce dimanche à Vianden. (Photos : claude lenert)

Entre pâtisseries, liqueurs et baluchons rouge vif, le marché aux noix de Vianden garde son âme et ses associations y jouent une part de leur budget.

Kevin semble satisfait. Une fois par an, il quitte le sud du Luxembourg de bonne heure pour éviter la foule de Vianden. Il a déjà fini ses emplettes quand le marché commence à peine à se remplir. Dans ses deux mains, des sacs en papier bien remplis : quelques bouteilles et de la pâtisserie, qu’il compte accompagner de pain pour le repas du soir. Tout ce qu’il emporte a la même saveur : la noix. Chaque deuxième dimanche d’octobre, les rues pavées de Vianden accueillent le Veiner Nëssmoort (marché aux noix).

Né en 1935, le rendez-vous a été interrompu pendant la guerre, puis relancé en 1970 : ce n'est plus le trop-plein des récoltes des noyers locaux que l’on cherche à écouler, mais de véritables produits de bouche qui sont mis en vente. Jusqu’à 20 000 visiteurs attendus, une soixantaine de stands et des associations qui comptent bien alimenter leurs caisses par leurs ventes.

Avec le château en arrière-plan, l’Our qui traverse la petite ville, les stands de part et d’autre des ruelles exhalant sucre et saucisses, l’ambiance est à la fois pittoresque et bon enfant. Et malgré le ciel qui se charge peu à peu de nuages gris – ils finiront par éclater vers midi –, les notes jouées par la fanfare contribuent à faire de ce dimanche d’automne une parenthèse hors du temps.

Sur les étals, alcools, pâtés, saucissons, fromages, gâteaux aux noix… Au milieu des pâtisseries maison et des bouteilles, des petits baluchons rouge vif contenant des noix que les enfants adorent, confie Maryse, 61 ans. Depuis une dizaine d’années, cette bénévole s’affaire avec d’autres derrière le stand de la Chorale Trinitaire de Vianden. L’argent récolté – «toute la marchandise est toujours vendue» – sert à payer le directeur de la chorale. Les gâteaux et le pain sont confectionnés la semaine précédente. La Nëssdrëpp (l’eau-de-vie) est préparée en amont par le ténor, une des rares personnes à la fabriquer encore elle-même.

«Goûtez les spécialités!»

Sur la plupart des stands, les alcools viennent de Difrulux, à Breidweiler. ...


Cet article est réservé aux abonnés.

Pour profiter pleinement de l'ensemble de ses articles, vous propose de découvrir ses offres d'abonnement.



Newsletter du Quotidien

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez tous les jours notre sélection de l'actualité.

En cliquant sur "Je m'inscris" vous acceptez de recevoir les newsletters du Quotidien ainsi que les conditions d'utilisation et la politique de protection des données personnelles conformément au RGPD.